Hélène Rumer est née en 1963. Elle vit et écrit en région parisienne.
Elle grandit dans l’ombre de grands-parents maternels érudits et est particulièrement marquée par l’influence de son grand-père, Thomas Narcejac, auteur avec Pierre Boileau des célèbres romans à suspens : “Sueurs froides” et “Les diaboliques”. Traductrice de formation, elle est depuis toujours passionnée de littérature française et étrangère. Elle signe ici son premier roman dont le sujet est au coeur d’une actualité brûlante, hélas persistante.
Hélène Rumer, 1963 geboren, lebt und schreibt im Großraum Paris. Sie wuchs unter dem Einfluss ihrer gelehrten Großeltern auf und wurde ganz besonders geprägt von ihrem Großvater Thomas Narcejac, Koautor mit Pierre Boileau von bekannten Kriminalromanen wie “Vertigo” und“Les diaboliques”. Als ausgebildete Übersetzerin hat sie seit jeher zur französischen bzw. fremdsprachigen Literatur ein leidenschaftliches Verhältnis. Sie zeichnet hier ihren ersten Roman von leider immerwährender Aktualität.
Buchkritik aus der NZZ vom 17. Juli 2012
Critique NZZ (Neue Zürcher Zeitung) du 17/07/12, traduction:
Les premières pages du roman nous font pénétrer dans un commissariat de police, tandis que les dernières lignes nous entraînent à l’Institut médico-légal : entre le début et la fin de ce roman, le lecteur assiste aux scènes successives de la vie d’un couple. Paul, ancien cadre supérieur, mène grand train à Neuilly dans la banlieue parisienne chic, malgré son statut de chômeur. Peut-être est-ce là une façon d’échapper à son milieu d’origine modeste. Flore, son épouse est violoniste et professeur au Conservatoire de musique. La différence de milieu social qui les a autrefois réunis, semble aujourd’hui les désunir, comme si la remarque des parents de Flore au moment du mariage se révélait exacte, eux qui qualifiaient cette union d’impropre à leur niveau. Mari et femme sont devenus « les otages de leur silence ». Un silence implacable, masquant à peine les accès de violence que Flore subit depuis trop longtemps de la part de son mari devenu irascible autant qu’imprévisible. Mais un jour, mue par la colère, Flore réagit. Marie, leur fille de trois ans, assiste impuissante aux scènes de violence qui éclatent entre ses parents. Hélène Rumer, née en 1963, dépeint ce drame conjugal dans un style concis, proche de celui de la nouvelle. Est-ce un fait exprès si le point culminant du roman survient au cœur de l’hiver ? Pas vraiment. Le ton, tout en sobriété, est servi par un style clair et concis dont la justesse est parfaitement rendue dans la remarquable traduction de Daniel Oesch. Le texte, d’une rare intensité, nous ouvre un champ d’une grande puissance émotionnelle et nous met face à des images où se mêlent souffrance étouffée, tendresse à fleur de mots et accès de violence ravageurs.
Buchkritik aus dem Style Blog der Schweizer Illustrierten vom 3. März 2012
Critique Style Blog “Schweizer Illustrierte”, 03/03/12, traduction:
Voici une nouvelle qui réjouira les passionnés de lettres et de littérature : Pearlbooksedition, nouvelle maison d’édition suisse vient de voir le jour il y a peu de temps. Sous la houlette de sa directrice Brigit Schär-Wettstein, la maison d’édition a pour but de se consacrer aux auteurs suisses ainsi qu’à la littérature de langue française. NIEDERGESCHLAGEN de Hélène Rumer, est l’une des perles de cette maison d’édition : si le livre, en tant qu’objet, est un pur concentré d’esthétisme, le roman, au style clair et concis, révèle une écriture dotée d’une rare puissance émotionnelle. L’auteure parisienne met en scène l’histoire de Flore, mère de famille et professeur de violon. Nous la découvrons sur le chemin du commissariat de police ; Flore a enfin trouvé le courage de dénoncer son mari, qui en plus d’avoir perdu son job, a également perdu la maîtrise de ses nerfs. Ses fréquents accès de colère font de lui un être devenu violent qui n’hésite pas à brutaliser son épouse comme la petite Marie, sa fille de trois ans. Dans un style délicat et empathique et, à la fois avec des mots justes et simples, l’auteure restitue le climat de terreur, de douleur et rend compte de la spirale de violence qui enferment les personnages dans un terrible huis clos. On pénètre dans le quotidien de cette famille où tout se dessine entre les lignes. Le style a une incroyable résonnance, le tout étant servi par le grand talent du traducteur Daniel Oesch. L’ambiguïté du titre constitue, à elle seule, un petit chef-d’œuvre de délicatesse. Le vernissage et la lecture de NIEDERGESCHAGEN («Profil bas» en français) auront lieu demain 31 mars, à la Galerie Alex Schlesinger, Tödistrasse 48 à Zürich en présence de l’auteure, de l’éditrice et du traducteur. Vous trouverez toutes les informations relatives à la maison d’édition, au livre et au vernissage sur www.pearlbooksedition.ch
critique “Schweizer Familie”, 31/05/12 (image plus bas), traduction:
PROFIL BAS Hélène Rumer
Flore, la mère de Marie, a passionnément aimé son époux pour son grand pouvoir de séduction. Cependant, cet homme de près de quarante-cinq ans n’est plus le même. Il est devenu irascible et brutal et fait régner un climat de terreur au sein du foyer. Flore n’accepte plus de vivre la peur au ventre. Un événement inattendu, prenant la forme d’une ultime humiliation va tout faire basculer …
Hélène Rumer, auteure parisienne nous fait pénétrer dans l’univers clos de la violence conjugale et décrit en moins de quatre-vingts pages la descente aux enfers d’une famille française. C’est entre les lignes que se dessine cette violence. Le roman est servi par un réalisme oppressant et offre aux lecteurs une peinture sociale très précise non dénuée d’humour. Ce très beau livre est la première publication en langue allemande de cette petite maison d’édition de qualité basée à Zürich. La traduction remarquable sait rendre toute l’atmosphère pesante qui épuise et accable l’héroïne.
**** Impressionnant

Les Evènements, Le Chesnay, 2 novembre 2010:
